Pivezac Incident - Aveyroad LIVE !
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Red Way - Aveyroad LIVE !
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Once In A Lifetime - Aveyroad LIVE !
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No Win Situation - Aveyroad LIVE !
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Times of Pain - Aveyroad LIVE !
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Aveyroad - Aveyroad LIVE !
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Key Largo - Aveyroad LIVE !
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Black Hole Phobia - Aveyroad LIVE !
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Bug Me - Aveyroad LIVE !
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Turning the Page - Aveyroad LIVE !
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French Idiot - Aveyroad LIVE !
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Unsocial Networks - Aveyroad LIVE !
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CD review by Emmanuel Barrache (in french, use Google Translate if needed)

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Dans la chronique d’aujourd’hui, je vais vous parler d’un groupe franco français bien de chez nous puisqu’il s’agit d’Aveyroad et plus particulièrement de son dernier effort intitulé LIVE!, album enregistré entièrement en concert, comme son titre peut le laisser supposer 😉

Aveyroad est un vrai groupe de rock comme on les aime aux influences multiples, rock stoner, métal et rock progressif. Groupe originaire de l’Aveyron comme son nom peut également le laisser penser, c’est la contraction du nom de ce magnifique département et de Road, « La Route ». Là encore, les influences sont multiples, on pense aux « road movies », ces films qui nous nous font vivre le voyage de leurs protagonistes et qui véhiculent bien souvent des symboles très rock and roll (Easy Rider, Thelma et Louise, Into the Wild, Las Vegas Parano, Paris Texas, Sur la Route le symbole de la Beat Generation…). On peut y voir également un petit clin d’œil à un célèbre album de la fin des années 60 où l’on peut apercevoir 4 jeunes hommes sur la pochette traverser le zébra d’une célèbre rue avec une coccinelle en toile de fond, si vous voyez où je veux en venir.

Aveyroad est composé de 4 membres : Bertran Serieys, alias AArslan Drakès, aux claviers et au chant, offre au groupe son style très particulier de clavier et se livre parfois également au chant guttural (on peut l’entendre sur l’album). Ludovic Pottier, à la batterie et au chant, originaire de la région rouennaise, est un multi-instrumentiste accompli, pianiste de formation, il excelle autant derrière les fûts qu’à la guitare. Ce genre de personnage me laisse toujours rêveur, quand on connaît déjà la difficulté de maîtrise un seul instrument…Pierre Laurens, à la basse, est originaire de l’Aveyron et a participé à différents groupes locaux tels que les Reapers et Long Shot, ses influences très punk rock lui permettent de dégainer des lignes de basses imparables, propres au son du groupe. Eric Larmier, aux guitares et chant, the last but not the least, s’est installé en Aveyron en 2012. Eric a également de multiples influences (blues, rock, prog…) et présente la particularité (en dehors de celle d’être gaucher comme un certain Jimi) d’avoir été un grand artisan du bottleneck et du jeu slide, c’était même sa marque de fabrique comme peut en témoigner le nom d’une de ses formations précédentes, Slideaway. Pour ce projet depuis sa création en 2012, et aussi par goût personnel, il a totalement abandonné cette technique pour se concentrer sur un jeu de guitare rythmique et solo traditionnel, et comme vous pourrez vous en rendre compte à l’écoute de l’album, c’est une reconversion totalement réussie car il envoie du bois.

Parlons un peu de l’album : il s’ouvre sur le titre « Unsocial Network », un titre qui nous parle des inconvénients et du manque d’authenticité des relations sur les réseaux sociaux. Après une intro à la Magma, on s’attendrait presque à entendre du Kobaiïen, et non, on entend « Salut les photographes ! ». C’est du live, pas du fake et ça s’entend ! Bing, c’est parti, basse bien claquante, couplet refrain et Eric nous envoie un premier solo de guitare d'enfer. Un petit clin d’œil aux Who peut être dans le texte ? (Feel me, touch me). En tous les cas nos amis démarrent cet album en trombe et nous mettent dans l’ambiance de ce qui va suivre.

Le morceau « Privezac Incident » est un mid-tempo bien endiablé également, très belle intro peuplée de solos de guitare, un peu à la manière de Lou Reed dans Rock & Roll Animal. Le morceau nous relate une aventure qui aurait pu mal se terminer, celle-ci s’était finie aux urgences lors d’une journée pas comme les autres qui aurait pu être cool, trop de bière, de soleil, de rock and roll et tout ça fabrique un souvenir qui nous donne la chanson qu’on peut entendre dans l’album.

Le titre suivant « Red Way », est marqué par son riff de clavier obsédant et répétitif. Les guitares hargneuses et la batterie font monter la pression, tout au long d’un sentier rouge qui nous conduit directement au morceau suivant « Once in A Lifetime ». Alors, sur cette chanson, qui n’est pas une reprise du morceau de Talking Heads mais bien une compo, c’est la guitare qui fait le job, le riff est efficace et quand arrive le titre du morceau clamé en chant guttural par Bertran, un solo de guitare de la mort qui tue qui ne semblait qu’attendre ça pour démarrer déboule dans le pavillon de nos enceintes pour finir de nous clouer sur notre canapé. Donc un jour dans votre vie, passez le CD d’Aveyroad sur votre lecteur, et vous verrez ce que ça fait !

On enchaîne directement sur « No Win Situation ». Dans ce morceau, il règne une ambiance très austère nappée d’un chœur obsédant et d’un riff de guitare à tendance métal qui servent un texte décrivant une relation amoureuse qui ressemble un peu à un pari perdu d’avance. Pourtant, le morceau s’envole au milieu par le biais d’un très beau de solo guitare qui nous continue de nous enfoncer encore un peu plus profond dans notre canapé.

Bon pas le temps de se reposer, si vous attendez la ballade pour souffler, je ne suis pas certain que vous obtiendrez gain de cause car avec le morceau suivant, « Times of Pain », on sent tout de suite qu’on ne va pas nous parler de Bambi et de petits oiseaux…Ça démarre avec une basse à la Joy Division qui est franchement le groupe qui me vient à l’esprit quand j’écoute ce morceau, surtout l’intro. Le texte radicalement apocalyptique peut éventuellement nous évoquer ces séries futuristes qui nous présentent le monde tel qu’il sera lorsque nous l’aurons détruit, Il y a de la joie, bonjour bonjour, les hirondelles. Mais bon, en attendant, le titre est efficace et Eric nous assène encore l’un de ses solos dont lui seul a le secret et qui nous rappelle qu’il y a encore de l’espoir, que la planète peut être sauvée et que nous sommes toujours confortablement installé sur notre canapé, mais quand même bien décoiffé par la musique d’Aveyroad.

Dans « Aveyroad » (titre de cette chanson), le groupe nous conte clairement son amour pour sa région au travers d’un morceau bien stoner à tendance prog ! Tout y est : riff efficace, solos de guitare, changements de rythmes, envolées lyriques, montées en pression et c’est super efficace ! Probablement l’un de mes titres préférés sur l’album. Les musiciens semblent s’être mis d’accord que c’est à ce moment-là qu’on finit de crucifier toutes les auditrices et tous les auditeurs sur place dans la salle ou dans le fond de leur canapé, pour qu’ils n’aient plus d’autre choix qu’écouter la fin du concert car des morceaux comme ça, on en veut encore….
« Key Largo », c’est un peu le gag de l’album, si vous tendez l’oreille, vous entendrez le texte de Robert Johnson, mais au lieu de Sweet Home Chicago, c’est « shit home Key Largo ». AArslan Drakès s’en donne à cœur joie dans son chant guttural et ça marche ! Il nous donne rendez-vous quelque part dans une sorte de Crossroads gothique où le diable n’est pas très loin.

« Black Hole Phobia » démarre sur un tempo plus lent, le plus lent depuis le début de l’album. Le son bien gras de la guitare sur l’intro pourrait nous rappeler l’esprit de certains titres de Neil Young à la grande période du Crazy Horse. Avec le titre du morceau, on sent bien qu’on ne va pas améliorer le capital gaité de l’album et le texte le confirme, nous plongeons en pleine schizophrénie mais en s’en fout car la musique nous emporte au tréfond du rock et ça fonctionne grave. Pour moi, il y a définitivement du Neil Young dans l’inspiration, le solo de guitare le confirme avec un mode opératoire qui pourrait aussi rappeler Frank Zappa, qui adorait improviser sur des grilles de deux accords en mode fondamentale, septième. Bref, si le texte n’est pas très réjouissant, le morceau est lui totalement convainquant pour se terminer dans un déluge de rock and roll et un tonnerre d’applaudissements.

« Bug me » est une grosse déboulerie, le batteur s’en donne à cœur joie, on pense à Dream Theater, Mothörhead ou peut être Hawkwind (sans le côté space), le morceau nous parle de trahison, solo de guitare assez court mais parfaitement calé en taping legato, décidément, Eric a réellement transcendé son jeu en abandonnant le bottleneck.

Avec « Turning The Page », le texte nous laisse entrevoir la lumière (jusqu’ici, c’était assez dark), et sur le plan musical, une pure ballade hard rock avec des solos lyriques et très mélodiques. Deep Purple et Led Zep ne sont pas loin…

En parlant de Deep Purple, l’intro de « French Idiot » aurait des faux airs de « Smoke on the Water » mais le morceau, lui, nous parle de la connerie ambiante qui règne dans notre pays, et je pense que nous serons tous d’accord pour dire que sur le sujet il y’a de quoi dire. On pourrait également penser au « Street Fighting Man » des Rolling Stones mais ceux-là sont dispensés de cervelles…en tous les cas, musicalement, c’est toujours du rock, ça envoie toujours du bois et on aime ça.

L’album se termine (déjà) en apothéose avec « All Gone », le morceau est dominé par le synthé qui plante littéralement le décor du morceau, sur un rythme enlevé, c’est le morceau idéal pour terminer un concert en apothéose, solos de guitare héroïques, roulements de batterie, on entend les cris des spectateurs lorsqu’Eric salue son public à la fin du morceau en hurlant « Bonsoir tout le monde, à bientôt, p’t’ être à l’année prochaine, va savoir… », une dernière reprise du thème et ça se termine dans ce marasme rock and roll caractéristique de la musique live, LIVE! comme le titre de cet album que je vous invite à découvrir d’urgence.

Aveyroad est un groupe qui s’écoute fort, « play it loud » comme ils disent dans Spinal Tap et si tu as la position 11 sur ton ampli, tu la mets, tu réfléchis pas et tu envoies les watts.

Pour découvrir l’album, voir des vidéos et bien sûr commander cet album indispensable, c’est ici : https://www.aveyroad.com

All Gone - Aveyroad LIVE !
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Listen to LIVE !

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